Topologie mouvementée

Comment repenser la présence d'artistes sur un territoire
Une demande de
sensibilisation spontanée

En faisant confiance à notre expérience et notre savoir faire, il s’agit d’être dans un état de disponibilité pour « faire avec ce qui advient ».
Cette démarche et ce projet nous parlent de rencontres, avec soi même d’abord, avec nos partenaires de jeux mais aussi avec celles que l’on fait au détour d’un chemin.
Comment la danse permet-elle de dialoguer avec les autres de manière ludique, sans appréhension, en toute confiance ?
Rentrer en contact de manière littérale, c’est à dire se soutenir mutuellement pour un moment de solidarité intense.
Comment ces rencontres m’affectent, me dévient ou pas de mon chemin ?

Une présence au long cours

Un temps long qui permet d’installer une relation de confiance.
Notre présence régulière en pied d’immeubles à des heures stratégiques (sorties de l’école, samedis, mercredis) permet de créer du lien, de la confiance et du suivi. Petit à petit un noyau dur se forme et d’autres enfants s’y greffent. Des relais locaux que nous rencontrons (école primaire, centre social, médiateurs, épicerie, etc) informent de notre présence et facilitent notre intégration.

Pas de restitution systématique
mais la réalisation d'un film

Nous avons constaté qu’en évacuant la question de la restitution systématique du projet, nous allons plus loin et l’engagement est plus
significatif.
Une vidéaste, Carole Lorthiois, accompagne les danseurs. Le film qu’elle réalise permet de rendre compte du processus, de valoriser le quartier et ses habitants, tout en demeurant dans la spontanéité d’un « ici et maintenant ».
A l’issue du projet, si possible dans le contexe d’une fête de quartier et d’un repas partagé, le film de Carole Lorthiois est diffusé publiquement, accompagné d’un extrait du travail de recherche des danseurs.

Transformer le regard porté sur l'environnement quotidien

Les danseurs invitent les enfants à faire l’expérience de leur corps en mouvements dans un cadre qui leur est familier mais dont ils découvrent le potentiel créatif. Ils vont suivre des consignes qui les amènent à utiliser le mobilier urbain qui les environnent et à porter sur eux un regard nouveau.
Cet environnement devient la matière brute, ordinaire qui va nourrir notre inventivité, nous apprendre à voir et à exploiter chaque support, chaque motif.
Il s’agit alors de créer in situ, de se servir des stimuli naturels pour nourrir le processus.
Ce projet permet un aller/retour constant entre création et sensibilisation.
En se côtoyant, danseurs et enfants/adolescents apprennent de chacun.e.
Les matières engrangées seront réactivées mais aussi transformées pour nous permettre de s’affranchir de la réalité du terrain et laisser notre imaginaire prendre le relais.
le corps de de son partenaire se substituera aux éléments urbains et deviendra le support naturel pour convoquer les physicalités expérimentées.

Pour la saison 2019 / 2020, des portraits des femmes du quartier, des mères seront réalisés.
Partir à la rencontre des habitantes et compiler des gestes simples liés à leur quotidien, les interviewer sur la vie dans le quartier.
Continuer notre investigation avec la vidéaste et voir comment mutuellement les habitants et nous mêmes pouvons nous enrichir du fait de se côtoyer pour faire reculer les a priori et continuer notre démarche de mettre du quotidien dans l’art comme de l’art dans le quotidien.

« La danse a cette capacité à transformer, à révéler le potentiel créatif en chacun de nous, ce qui amène à plus de confiance en soi et d’autonomie.
Les danseurs et moi-même avons affirmé et affiné, au gré des projets, un savoir faire en matière de transmission d’outils et de culture chorégraphique. Ma démarche consiste à être un guide qui a pour mission de susciter l’acte créatif en chacun de nous. Nous avons à coeur de mettre en relation les personnes, de faire tomber les préjugés et de signifier que l’art est à tout le monde. Faites le lien aussi entre l’Art et la Vie, une philosophie d’artistes américains, dans les années soixante, qui me paraît important de réactiver aujourd’hui. A l’instar de sa fondatrice Anna Halprin, il s’agit de s’approprier son existence et de conjuguer personnel et collectif. »

Christine Fricker, chorégraphe

« Topologie » : association de deux noms grecs. «O topos » nom masculin qui signifie le lieu et «i logia» nom féminin qui signifie « l’étude ».
Littéralement, topologie signifie l’« étude d’un lieu ».

Une expérience d'immersion chorégraphique dans l'espace urbain

Cette pièce prend appui sur un travail d’immersion réalisé en 2019 dans le quartier de la Visitation à Marseille. Une communauté locale d’enquêteurs composée d’un hip hopper, d’un danseur/comédien, d’un danseur/adepte du parKour et d’une vidéaste ont vécu une expérience de terrain au long cours dans ces quartiers où la culture est peu présente.
Ayant été confrontés à la tâche ardue de la médiation, nous avons créé un mode opératoire adapté et efficace :

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