Cie Itinérrances
Christine Fricker
Fondée en 1991 à Marseille par la chorégraphe Christine Fricker, la compagnie Itinérrances développe un travail artistique qui pose l’humain au cœur du processus de création. Ses pièces sont traversées par une réflexion sur la place du singulier dans le collectif et sur la nécessité d’expériences sensibles qui interrogent notre manière d’être ensemble.
Au cœur de son travail se trouve la rencontre avec les interprètes. Christine Fricker s’appuie sur la singularité de chaque corps, sur la personnalité et l’imaginaire des danseurs, pour construire une écriture ouverte qui laisse place à l’invention et à l’engagement physique. La technique n’est jamais une finalité, mais un outil au service d’une présence authentique.
Le choix des musiques et la création d’univers sonores participent pleinement à la dramaturgie des pièces.
La compagnie crée et diffuse des spectacles pour différents publics — tout public, jeune public et projets participatifs — en France et à l’international. Elle investit aussi bien les scènes conventionnées que des espaces non dédiés (espaces publics, établissements scolaires, musées, lieux patrimoniaux), dans une volonté d’élargir l’accès à l’art chorégraphique.
Parallèlement à son activité de création, la compagnie développe depuis de nombreuses années des actions structurantes en matière d’éducation artistique et culturelle. À travers des dispositifs pédagogiques spécifiques, Christine Fricker invite enfants, jeunes et adultes à s’immerger dans le processus de création, à partager l’espace des interprètes et à vivre une expérience artistique où s’inventent gestes et écritures singulières dans le respect des différences.
La danse y est envisagée comme un outil d’émancipation permettant de mettre en mouvement imaginaire et sensibilité et de déplacer la personne afin de voir l'Autre et le monde autrement.
Depuis 2018, Christine Fricker est également directrice artistique du Pôle 164 – fabrique de danses et d’enfances.


Ma démarche
Je suis, depuis mes débuts, le témoin privilégié du jaillissement de gestes faisant état d’imaginaires singuliers, autant de créativité qui nourrit la mienne. La rencontre avec les interprètes et les participant-es à mes projets est au cœur de mon travail. J’y cherche ce moment fragile où une présence se révèle, où un corps invente, spontanément, sa manière de se mettre en mouvement.
Mes créations se destinent de plus en plus à la jeune génération, mon écriture à la croisée de la danse, de la musique, de la manipulation d’objets et du texte, dialogue avec la sensibilité et les rythmes propres à l’enfance.
Je crois profondément au pouvoir de l’émerveillement, ces moments de découverte artistique permettant à tous et toutes d’habiter le monde avec plus de curiosité, de sensibilité, d’audace et d’ouverture à l’Autre.
Les questions de diffusion et de médiation m’amènent à imaginer de nouveaux formats. J’y défends la possibilité pour les enfants d’expérimenter simultanément plusieurs places : celle du spectateur et celle de l’acteur du processus artistique. Être regardant et agissant, traversé par l’œuvre autant que participant à sa naissance.
La compagnie
Je conçois également des projets participatifs me permettant de créer des communautés démocratiques de performers qui sont invités à conjuguer singulier et collectif. Nourrie par les démarches et valeurs des artistes Post Modernistes américains, j'utilise l'écriture partitionnelle qui met en lumière des choix personnels et privilégie le « comment » au « quoi » en encourageant une créativité non jugeante.
Dans le désir d’aller vers des publics peu familiers à l’art chorégraphique, je créé des pièces pour des espaces non dédiés où danse, texte et musique se mêlent pour raconter des histoires susceptibles de rentrer en écho avec celles des spectateur-trices nous découvrant par hasard.
Le Pôle 164, par son échelle à taille humaine, sa flexibilité, me permet de belles circulations avec d’autres artistes locaux, nationaux et internationaux. Des projets collaboratifs y naissent et enrichissent mon parcours.
Christine Fricker

