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Rebut de détails

Duo chorégraphique
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Conception Christine Fricker

Danse : Pauline Lavergne / Gilles Viandier
Vidéo : Trécy Afonso
Costumes : Nicole Autard
Co-production : Scènes et Cinés / Anne Renault
Théâtre Robert Hossein Grans / Joel Bertrand

Crédit photos : Alain Rimeymeille

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme
Lavoisier

Comment ne pas transformer la planète en poubelle ?

Comment ne pas transformer la planète en poubelle ?

Pour cette pièce, nous avons utilisé ce que nous avions sous la main, matériaux issus d’autres projets, d’autres usages pour un processus éco-responsable dans la fabrication de la scénographie et des costumes.

Nous avons accepté d’utiliser les matières chorégraphiques qui sont venues à nous, sans les rejeter, pour en trouver d’autres, en creusant et affinant ce qui a émergé de nos recherches préalables, notamment autour des démarches d’artistes plasticiens.

Une production en circuit court qui se veut durable et vue par les jeunes et familles.

Cette pièce a donné lieu à un tournage dans des environnements en résonance avec notre thématique, et qui ont permis d’autres expérimentations avec les matières de rebut.

Matière rebut sans destinataire, abandonnée, cherche un nouveau sens à sa vie, possède une grande capacité à se transformer.

Les matières rebuts ont quitté leur fonction première pour entrer dans notre processus de création et nourrir notre imaginaire. Nous nous sommes interrogés sur le potentiel créatif des objets qui existent déjà mais sont délaissés, nous affirmons notre intérêt pour ce qui est effiloché, usé, a déjà servi. Prendre le temps de les contempler, non pas sous un prisme utilitariste, mais de manière détournée, pour interroger nos modes de consommation.


Nous avons décidé d’utiliser des matières plastiques pour dénoncer les continents de déchets dans les océans, les poissons et mammifères aux estomacs intoxiqués, les espèces menacées. Mettre en mouvements ce qui parfois les tue.


Les interprètes se fondent dans des installations, se font images, font corps avec les matières rebuts et les objets issus de notre quotidien de consommateur pour solliciter l’imaginaire des spectateurs.


Nous les invitons à assister à un moment de la transformation d’un objet, d’un geste, pour ne pas laisser disparaitre ce qui a été pensé, produit par quelqu’un. Partant de ce qui est banal, rendre visible ce que l’on s’efforce de cacher et y amener une vision poétique, ludique, parfois excentrique.


Nous avons aussi recyclé ce qui fait partie de notre patrimoine culturel commun, des gestes de chorégraphes iconiques, convoqués pour leur donner une autre vie, un autre chemin.
Faire avec ce qui existe déjà, réemployer, redonner vie, prendre soin des objets pour ne pas s’en débarrasser sans arrêt.


Et si l’on arrêtait de jeter sans y prêter attention ?

Autour du spectacle

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Rebut de détails est aussi un projet pédagogique.

 

Nous proposons des ateliers de danse, sur le recyclage de gestes de chorégraphes iconiques, sur la manière de créer des installations de corps en mouvements, en faisant corps avec des objets plastiques de notre quotidien. Les amener à voir différemment, au- delà du pragmatisme, vers le poétique.
Etymologiquement, déchet vient de déchoir, du latin cadere (tomber). La racine « dis » traduit l’éloignement et la séparation.
De fait nous travaillerons aussi sur la technique de la chute.


Des ateliers d’arts plastiques pour créer des d’installations, des costumes à base de matières de rebut, de déchets, inspirés des oeuvres d’artistes plasticiens et qui pourront faire l’objet de photos.


Un débat sur la notion de jeter, de transformer avec ce que l’on a, notamment en arts.

L’objet film réalisé par la vidéaste Trécy Afonso, avec les 2 danseurs et les enfants de l’école Georges Brassens à Grans, clôture le duo chorégraphique.
Dans des environnements naturels, les enfants, qui ont créé leurs costumes avec des matières de leur quotidien, rentrent en écho avec les gestes des danseurs. Ils se sont constitués en tribus et mettent une belle énergie à lutter contre «  ces fichus déchets » (mots tirés du texte écrit par les élèves).

 

Une manière de donner la parole à cette nouvelle génération,  qui est  directement concernée par notre réflexion écologique et de fait, associée à cette pièce.
 

Christine Fricker